Friday, May 20, 2011
Les amis de DSK parlent de présomption d'innocence
Les amis de DSK parlent de présomption d'innocence et répètent qu'ils attendent que celui-ci s'exprime, puis que les faits soient établis. En outre, ils font valoir que, devant la justice américaine, il n'y aurait aucun inconvénient à ce que la ligne de défense évolue, passant d'une proclamation d'innocence absolue (ce que l'on croit qu'il faille comprendre aujourd'hui, et qui consiste à dire que la plaignante aurait tout inventé) à un aveu de culpabilité partielle (des rapports sexuels auraient bien eu lieu entre la plaignante et le prévenu, mais ils étaient strictement consentis). Or, si ce point de vue peut paraître raisonnable quand on songe au prévenu, naturellement soucieux de défendre ses intérêts personnels, cela s'entend beaucoup moins bien concernant l'ex-directeur du FMI et responsable politique français. De ce dernier, ses amis tout d'abord et l'ensemble des Français derrière eux seraient en droit d'attendre qu'il s'explique dès à présent de façon claire, complète et définitive. Or, il ne le fait pas. Et très étrangement, certains de ses amis (Robert Badinter en particulier) l'excusent de ne pas le faire. Combien de mois risquons-nous de vivre avec une partie de l'opinion qui continuera d'en appeler à la présomption d'innocence à propos d'un accusé qui se tait, ou qui louvoie?
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